Écrite

Un journaliste s’infiltre dans un abattoir et sort un livre choc : Steak machine

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Geoffrey Le Guilcher, journaliste, s’est infiltré  40 jours dans un abattoir pour connaître la vie au quotidien des « tueurs », en d’autres termes, les employés qui tuent les animaux, travaillant dans un espace fermé appelé « le mur ». Ce qui lui a permis aussi de mesurer le stress et les conditions physique des hommes et des femmes qui y travaillent mais aussi de se rendre à l’évidence que les animaux qui sont tués, restent conscient et maltraités par la cadence soutenue à tous les niveaux….

A Paris, L214 met en scène la souffrance animale

Par Philippe Brochen
Happening de l'association L214, le 19 septembre à Paris.
Happening de l’association L214, le 19 septembre à Paris. Photo Albert Facelly pour Libération

L’association L214, qui dénonce le traitement des animaux dans les abattoirs français, a organisé lundi soir à Paris un rassemblement, avec force cadavres de cochons. Une action choc, pour sensibiliser à la souffrance de ceux qui sont destinés à nos assiettes.

«Notre action d’aujourd’hui, forte et poignante, a pour but de montrer ce que vivent les animaux dans les élevages.» Soigneusement mis en scène, le happening de L214, association connue pour les révélations de vidéos tournées dans des abattoirs dénonçant les pratiques de ces derniers dans la mise à mort des animaux, a effectivement de quoi frapper les esprits. A partir de 18h40 ce lundi soir sur la place Saint-Michel à Paris, une trentaine de militants vêtus de tee-shirts «tous sensibles» accueillent dans leurs bras des cadavres de porcelets, une heure durant, devant les yeux de passants interloqués par la scène. «Nous avons trouvé ces bébés cochons dans les poubelles des élevages déposées sur la voie publique, explique au micro Isis La Bruyère, chargée de campagne pour L214. Ces animaux sont soit morts nés, soit de maladie, soit à cause de leurs conditions d’élevage déplorables.»

Visages des participants graves et fermés, bustes immobiles : le tableau, si l’on peut dire, se veut solennel. La tension est insupportable pour une jeune militante qui éclate en sanglots et doit confier son porcelet mort à un camarade. Des cris de cochons sortent de la sono, suivis d’une musique funèbre. «Environ 20% des animaux d’élevage meurent avant d’aller à l’abattoir, explique Isis La Bruyère. Ils endurent des souffrances physiques, psychologiques et sociales. Certains qui, du fait de leur mauvaise santé ne grandiront pas comme l’éleveur le souhaite pour aller à l’abattoir, sont piqués avec des détergents. D’autres sont tués en étant projetés au sol ou contre un mur.»

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Des passants s’arrêtent devant le happening et écoutent les explications de la militante de L214. Ainsi, Christine, 64 ans. Cette retraitée du secteur hospitalier de l’AP-HP qui se promenait dans le Quartier latin juge cette action «très bien. Il faut des trucs chocs pour faire prendre conscience aux gens de certaines réalités inconnues du plus grand nombre». Elle qui mange de la viande, «mais de moins en moins», estime qu’«il faudra du temps pour faire changer les mentalités et prendre conscience de choses inacceptables en matière d’élevage animal».

Un autre passant se mêle au rassemblement. «Par hasard», assure-t-il. Il s’agit de Mathieu Ricard, docteur en génétique cellulaire, connu pour être moine bouddhiste, citoyen du Tibet depuis 1972 et interprète en français du dalaï-lama qu’il accompagne ces jours derniers à l’occasion de son voyage en Europe. «Nous avons fait des progrès en civilisation, assure celui qui se dit végétarien depuis cinquante ans. La vie humaine est inestimable mais la vie des animaux ne vaut rien. Pourtant, en aimant les animaux, on aime mieux les hommes.» Et le moine d’illustrer ses propos sur un plan économico-écologique : «L’élevage est la deuxième cause de réchauffement climatique. Il représente 15% des émissions de gaz à effet de serre.»

Les membres de L214 sont heureux du passage impromptu de la célébrité religieuse à leur happening. Mais ils attendent désormais une chose, moteur de l’action du jour : la publication du rapport de l’enquête parlementaire sur les abattoirs qui a été créée à la suite de leurs révélations sur les mauvaises pratiques dans ces établissements. Trois mois durant, les auditions de ministres, dirigeants d’abattoirs, vétérinaires, syndicalistes agricoles, chercheurs et représentants d’associations de défense des animaux, se sont succédé. Les résultats de ces investigations de la commission présidée par le député Olivier Falorni (Radicaux de gauche) seront connus mardi. Et, surtout, leurs propositions pour améliorer le bien-être animal.

Philippe Brochen

Les poissons aussi sont sensibles – Peuvent-ils souffrir ?

Traduction de l’article Fish have feelings too, écrit par Sarah Griffiths, publié dans le Daily Mail du 19 juin 2014.


Les poissons aussi sont sensibles : les experts affirment que ces créatures ressentent la douleur de la même façon que les humains. Et qu’elles devraient être mieux traitées.

 

Un scientifique affirme que les poissons ont la même intelligence que les autres vertébrés.

Les poissons ont une bonne mémoire, construisent des structures complexes et ont des comportements constatés chez les primates. Ils ressentent également la douleur tout comme nous.

L’expert affirme que notre façon de traiter les poissons et les techniques de pêche doivent être repensées.

Ce sont les dernières affirmations dans un débat sur la façon dont les poissons répondent aux stimuli.

La pêche ne semble plus être vraiment un sport de détente, car les scientifiques affirment avoir conclu que les poissons ressentent la douleur, exactement comme les humains.

L’un de ces chercheurs pense que les poissons ont la même intelligence que d’autres animaux et donc, que nous devrions nous soucier davantage de leur bien-être.

Remettant en question les préjugés, il ajoute que les poissons ont une bonne mémoire et font preuve de comportements observés chez les primates, tels que la construction de structures complexes comme des châteaux de sable avec des formes spécifiques, ainsi que l’utilisation d’outils.

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DÉBAT : LES POISSONS RESSENTENT-ILS LA DOULEUR ?
En 2003, des scientifiques d’Édimbourg ont affirmé avoir trouvé la première preuve concluante de perception de la douleur chez les poissons.
Ils ont découvert que 58 récepteurs dans la tête de truites arc-en-ciel répondaient aux chocs électriques et chimiques.
Quand les scientifiques ont injecté du venin d’abeille dans les lèvres de quelques poissons, ils ont constaté que les poissons réagissaient en secouant la tête ; un mouvement similaire à ceux observés chez les mammifères.
« La truite à qui on avait injecté de l’acide a également été observée en train de frotter ses lèvres sur le gravier de son aquarium… cela ne semble pas être une réponse réflexe », selon le Dr Lynne Sneddon.
Elle ajoute que l’étude « remplit les critères pour établir la douleur de l’animal. »
Mais de nombreux scientifiques ne sont pas d’accord et affirment que le simple fait que des poissons répondent à un stimulus ne signifie pas nécessairement qu’ils le traitent comme de la douleur.
Certains argumentent que les poissons n’ont simplement pas la capacité neurophysiologique de ressentir la douleur et que leurs réactions sont mesurées selon des critères humains.
L’an dernier, des scientifiques du Wisconsin ont déclaré que les poissons n’ont pas de système nerveux ou pas assez de récepteurs nerveux sensoriels pour ressentir la douleur.
Alors que les poissons luttent parfois pour s’échapper, les scientifiques affirment que cela ne signifie pas qu’ils souffrent. 
Au contraire, on observe chez eux « peu d’effets » en réaction à des blessures et des toxines qui feraient agoniser des humains. 

 

Le professeur agrégé Culum Brown de la Macquarie University en Australie affirme que les poissons ont une très bonne mémoire, qu’ils vivent au sein de communautés sociales complexes où ils gardent la traçe d’individus et peuvent apprendre les uns des autres.

Ils développent des traditions culturelles et peuvent même se reconnaître eux-mêmes et reconnaître d’autres poissons.

Ils montrent également des signes d’intelligence machiavélique, tels que la coopération et la réconciliation, selon l’étude, qui se concentre sur les poissons osseux et qui est publiée dans la revue de Springer : Animal Cognition.

Le professeur Brown affirme que les sens primaires des poissons sont « tout aussi bons et dans certains cas meilleurs que ceux des humains ».

Le niveau de complexité mentale dont les poissons font preuve est équivalent à celui de la plupart des autres vertébrés, tandis qu’il existe des tas de preuves qu’ils peuvent ressentir la douleur de façon similaire aux humains.

Tandis que le cerveau des poissons diffère de celui d’autres vertébrés, les poissons ont de nombreuses structures comparables avec des fonctions similaires.

Le professeur Brown pense que si des animaux comparables sont sentients, les poissons doivent également être considérés comme sentients, et donc que leurs besoins en termes de bien-être devraient être reconsidérés.

« Même si les scientifiques ne peuvent pas fournir une réponse définitive sur le niveau de conscience d’un vertébré non-humain, les nombreuses preuves de la sophistication du comportement et du développement cognitif des poissons ainsi que de leur perception de la douleur suggèrent qu’il conviendrait d’accorder aux poissons le même niveau de protection qu’aux autres vertébrés », a-t-il déclaré.

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« Nous devrions donc inclure les poissons dans notre « cercle moral » et leur accorder la protection qu’ils méritent. »

Tandis que les implications de la recherche pourraient avoir un impact important sur l’industrie de la pêche, les poissons sont également utilisés de manière similaire aux souris dans la recherche scientifique, les conditions de laboratoires devraient être repensées aussi.

Le professeur Brown pense que le grand public s’intéresse peu au bien-être de ces créatures car beaucoup de personnes ne pensent à ces animaux qu’en tant qu’animaux familiers ou en tant que nourriture, et ne les considèrent pas comme des êtres conscients et intelligents.

Une étude récente a permis de découvrir que les écrevisses et les langoustines ressentent le stress de la même manière que les humains et qu’elles peuvent être calmées de façon similaire en utilisant des traitements.

C’est la première fois que des signes clairs d’anxiété (normalement associés à des formes de vie complexes) ont été observés chez une espèce invertébrée.

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Dans une étude publiée la semaine dernière, les chercheurs expliquaient que l’anxiété est différente de la peur, qui est une émotion que même les animaux les plus simples ressentent.

Ils ont construit un labyrinthe spécialement conçu pour mettre des créatures proches des homards sous pression et ont découvert que le niveau de sérotonine augmentait dans leurs cerveaux.

Injecter à des écrevisses ce neurotransmetteur suffisait à les rendre anxieuses, mais elles pouvaient être calmées avec une autre substance appelée Chlordiazépoxide (CDZ) qui est également utilisée pour traiter les humains.

Le Dr Daniel Cattaert, de l’Université de Bordeaux a déclaré : « [Nos résultats] soulignent la capacité des invertébrés à être dans un état similaire à une émotion éprouvée par un mammifère ».

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ET LES CRABES DE BOUE PEUVENT ENTENDRE LES POISSONS BRUYANTS
Le son joue un rôle dans la réaction des crabes par rapport aux poissons et leur permet de se cacher des prédateurs, selon une nouvelle étude.
Des scientifiques de la Northeastern University à Boston, Massachusetts, ont découvert que le son (ainsi que les signaux visuels et chimiques que les poissons émettent lorsqu’ils nagent) peuvent pousser les proies telles que les crabes de boue et les crustacés semblables aux crevettes appelés amphipodes à se cacher.
Le professeur Randall Hughes a expliqué que les poissons faisaient beaucoup de bruits pour relayer les signaux de détresse, trouver des proies, défendre leurs nids et attirer des partenaires.
« Nous avons montré que ces crabes changeaient de comportement en réponse à ces signaux acoustiques. Ils sont tout aussi fort que des signaux chimiques », selon elle.
Lors d’une expérience, son équipe a diffusé des sons émis d’un poisson prédateur dans un aquarium de crabes de boue et a constaté qu’ils changeaient de comportement et mangeaient moins.
Pour découvrir si les crabes entendaient réellement les bruits, ils ont implanté des électrodes dans le « statocyste » à la base des antennes des crabes de boue (un petit sac contenant une masse minérale et des milliers de cils sensoriels).
Les signaux d’électrodes ont montré une forte corrélation avec l’accélération de particules quand les crabes étaient stimulés avec des pulsations rapides de bruit, selon l’étude, qui a été publiée dans la revue Proceedings de la Royal Society B.
Les créatures entendent via les milliards de particules déplacées qui se cognent contre les minuscules cils à l’intérieur de leurs statocystes. 
Cette étude est la première à démontrer que des crabes marins sont capables d’entendre et l’équipe va maintenant tenter de savoir si les crabes apprennent à réagir à des menaces locales.

Si les méthodes d’expérimentation visant à déterminer si les animaux, comme par exemple les poissons, ressentent de la douleur ou pas sont bien souvent douloureuses justement, espérons qu’elles ne seront bientôt plus du tout pratiquées et qu’elles seront remplacées par une observation scientifique des animaux dans leur milieu naturel.
Quoi qu’il en soit, les résultats de ces expériences se rejoignent et confirment ce que nous pouvions tous deviner en observant la plupart des animaux.
Oui, ils souffrent.
Oui, ils cherchent par tous les moyens à éviter la douleur, les blessures, la mort.

Chez des animaux aussi différents de nous que les poissons et les invertébrés, l’empathie et même simplement l’intérêt sont loin d’être évidents. Notre méconnaissance de leur milieu, de leurs caractéristiques physiques, associée à notre incompréhension de leurs façons de communiquer et à leur absence de cri et de sang lorsque nous leur faisons du mal… tout cela concourt à ériger une sorte de barrière entre eux et nous.
Pensons par exemple au fameux « poisson rouge » que tant de personnes ont comme animal familier, plus pour la décoration qu’autre chose malheureusement. Peu de personnes se renseignent sur ces animaux afin de s’en occuper correctement, ce qui cause inévitablement une mort prématurée du poisson après une vie misérable à tourner en rond dans un bocal trop petit, sale et pauvre en oxygène. (S’occuper d’un poisson rouge.)

Pourtant comme les autres animaux, leur intérêt est de survivre, donc de ne pas être blessés, mutilés, affamés, etc. Ils ont donc besoin de sentir la douleur pour survivre (contrairement aux végétaux -je vous vois venir- qui fonctionnent selon un modèle différent qui ne nécessite pas de conscience ni de capacité à ressentir la douleur).

Pour aller plus loin, je vous conseille cet article extrêmement complet traduit dans les Cahiers antispécistes :

Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur

Surpêche et souffrance des poissons, doit-on fermer les yeux ?

Reportage ARTE :
Cliquez sur ce lien pour voir la video

 

Ils sont souvent les grands oubliés des militants de la cause animale. Ils sont pourtant pêchés en nombre conséquent chaque année. Selon le Worldwatch Institute (organisation environnementale) ou encore selon le site Planetoscope (une branche de ConsoGlobe) plus de 90 millions de tonnes de poissons sont enlevés à leur milieu annuellement. La production totale s’élève quant à elle à 154 millions de tonnes (incluant donc l’aquaculture).

Une des questions qui ne se pose guère face à ces chiffres, est celle de savoir si les poissons peuvent ressentir la douleur. La question semble essentielle dès lors que l’on sait qu’il n’existe aucune législation sur le bien être animal dans le domaine de la pêche, contrairement aux autres secteurs.

Le Dr Lynne Sneddon, une éthologiste de l’Université de Liverpool (vue dans la vidéo ci-dessus) s’est spécialisée sur la question de la sensibilité des poissons. Selon son expertise, les poissons possèdent un système nerveux et réagissent à la douleur. Ce constat s’oppose à l’avis de certains zoologues comme James Rose qui affirment que les poissons n’ont pas de structure nerveuse adéquate. Pourtant, le Dr Lynne Sneddon indique que ses recherches démontrent que non seulement les poissons possèdent des nocicepteurs (récepteurs à la douleur qui se trouvent sur la peau et à l’intérieur de l’organisme) mais que le cerveau est également actif lors d’un stimuli douloureux. Les réactions des poissons face à la douleur ne relèveraient donc pas du pur réflexe mais bel et bien de la souffrance.

Rappelons qu’il y a plusieurs années, l’INRA (l’Institut National de la Recherche Agronomique) considérait que les animaux d’élevage n’éprouvaient pas véritablement de douleur mais une « nociception ». Depuis, les discours et les mentalités ont bien changé. On reconnaît la souffrance des mammifères et des mesures ont été prises en ce sens pour les limiter. Ceci étant, les inspections dans les élevages sont rares, et des associations de protection animale dénoncent régulièrement les dérives de cette filiale, vidéos et photographies à l’appui.

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La souffrance des poissons causée par les procédés de pêche industrielle 

Au-delà des immenses dégâts que génère la pêche industrielle : filets dérivants, chaluts, pêche en eaux profondes, etc. (voir notre publication à ce sujet), les poissons subissent également divers traumatises lors de leur extraction des mers et océans. Ces derniers, souvent pêchés à de grandes profondeurs, n’ont par exemple pas le temps de dépressuriser lors de la montée des filets à la surface. Écrasés par le poids des autres poissons, leurs organes explosent et leurs yeux sont souvent exorbités. Les poissons gisent plusieurs heures sur les pontons des bateaux avant d’être tués. Après une longue attente, ils sont ensuite vidés et « travaillés » vivants sans aucune anesthésie car cela représenterait des budgets supplémentaires auxquels personne ne souhaite se soumettre.

Les poissons ont souvent été considérés comme insensibles ou moins sensibles que les animaux terrestres. Pourtant, des découvertes récentes et de nouveaux discours poussent à la réévaluation de leur statut. Début décembre 2014, un article paru sur Le Temps (média suisse) indiquait que la Commission fédérale d’éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) reconnaissait que « certains poissons peuvent souffrir. » La Commission estime qu’il n’existe « aucune bonne raison de conclure que les poissons seraient insensibles » à la douleur. La CENH estime également que les poissons devraient « faire l’objet d’un respect moral indépendant de leur utilité pour l’être humain.» Ainsi en Suisse, les poissons ont été reconnus officiellement comme pouvant ressentir la douleur.

Il y a quelques années, l’acteur Joaquin Phoenix avait donné sa voix dans une campagne de Peta en faveur des poissons (crédit vidéo Peta).

Ce passage vidéo où s’exprime le Dr Lynne Sneddon est extrait du documentaire intitulé : Surpêche – la fin du poisson à foison. Réalisation : Jutta Pinzler et Mieke Otte. Un reportage très complet qui aborde le sujet de la pêche sur de nombreux points. Éléments souvent méconnus du grand public. Surpêche – la fin du poisson à foison passe au crible les problématiques de :

  • – La raréfaction des ressources marines en raison de leur surexploitation
  • – L’esclavagisme moderne causé par la production de poisson et par la pêche
  • – La pêche des bateaux européens qui prive les pays en voie de développement de ressources et de commerce
  • – La souffrance des poissons
  • – Les méthodes de pêches destructrices et polluantes
  • – Le « gaspillage » et la perte de vie marine causés par les prises accessoires

En effet, lors des pêches, il n’y a pas que des poissons qui sont remontés à la surface. Tortues, dauphins ou encore requins (pour ne citer qu’eux) font évidemment partie des prises et leur souffrance ressentie n’est plus à prouver.

Surpêche – La fin du poisson à foison, un autre documentaire particulièrement édifiant (À découvrir ci-dessous)

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Les prises accessoires représentent l’un des problèmes majeurs d’une pêche industrialisée, gargantuesque et extrêmement destructrice. Une pêche qui n’hésite d’ailleurs pas à utiliser des méthodes quasi militaires pour trouver du poisson (utilisation de sondes, ordinateurs et technologies ultra-développées, etc.). De nombreux poissons (et autres créatures marines) sont pêchés accidentellement et sont rejetés en mer avec une chance de survie quasiment nulle.

Pour illustrer le problème des prises accessoires, Greenpeace a réalisé une vidéo assez percutante à le sujet fin 2014 :

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La pêche en eaux profondes : un autre aspect des dégâts de la pêche industrielle

En 2013, Claire Nouvian, fondatrice de l’Association Bloom, s’est exprimée brillamment lors d’une intervention à TEDx Paris sur la problématique de la pêche en eaux profondes. Cette intervention a donné lieu par la suite à une bande dessinée signée par l’illustratrice Pénélope Bagieu. La bande dessinée fit le tour du web. Pour la pêche en eaux profondes, 3 espèces seulement sont visées, et pourtant plus d’une centaine d’espèces sont pêchées pour être ensuite rejetées à la mer, sans vie.

L’intervention de Claire Nouvian en vidéo :

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Il semblerait que le domaine de la pêche intéresse de plus en plus les citoyens engagés. Les informations concernant la surpêche se sont multipliées et des solutions émergent pour rencontrer les problématiques. Choisir une pêche artisanale, de proximité, ou arrêter de consommer du poisson, les consom’acteurs peuvent désormais faire leurs choix en connaissance de cause. Bruxelles parle même d’interdire les filets maillants-dérivants à court terme. Affaire à suivre …


Article de « mrmondialisation.org »

Sources : Le Temps / Libération / Planetoscope / Greenpeace / Ouestfrance /Vidéo 1 / Vidéo 2 / Vidéo 3 /Vidéo 4 / Image à la une (Campagne de Peta : Association de défense des droits des animaux)