Discours de la présidente du MOUVEMENT POUR LES ANIMAUX lors du rassemblement pour « Chevelu » le chat torturé à mort, le 23 septembre 2017 à Paris

Une société permissive à l’égard de la souffrance animale

entraîne des extrêmes comme la torture à mort du petit chat « Chevelu ».

Dans notre société on trouve normal que des enfants assistent à l’égorgement des moutons pour la fête de l’Aïd, on permet l’entrée des enfants dans les corridas, on accorde une dérogation à des religieux pour qu’ils puissent se rémunérer à partir de la souffrance extrême des animaux sans étourdissement… La liste est longue.

Alors, quand il existe un contexte qui favorise le défoulement d’individus sur des animaux sans défense, le contrepoids de la société est faible. Rappelons que le tortionnaire de « Chevelu » avait déjà fait l’objet de 11 condamnations dont l’une concernait la mort de son propre chien qu’il a laissé mourir de faim et de soif.

C’est seulement maintenant que les représentants de la justice font la corrélation entre violence sur les animaux et violence sur les humains.

En 1999, lors de la tuerie du lycée de Colombine, où 12 élèves avaient trouvé la mort et 20 personnes avaient été blessées, les auteurs s’étaient vantés d’avoir mutilé des animaux par le passé.

Dans son excellente étude sur la maltraitance animale : nouveau marqueur de violence extrême, le professeur Laurent BEGUE, spécialiste en psychologie sociale à l’Université Grenoble Alpes, révèle que plus de la moitié des grands délinquants et criminels se sont exercés auparavant à la cruauté sur les animaux ou ont assisté à des scènes de tortures sur eux.

Afin de changer la mentalité de la société à l’égard des animaux, LE MOUVEMENT POUR LES ANIMAUX a décidé d’organiser des animations scolaires et périscolaires pour sensibiliser les enfants au respect des animaux dès leur plus jeune âge.

C’est la première pierre à l’édifice du Respect avec un grand R, car il s’applique dans notre société à de multiples situations.

Catherine BOMPARD – Présidente Fondatrice du MOUVEMENT POUR LES ANIMAUX

Prises de positions concernant les animaux par les candidats à l’élection présidentielle de 2017

Publication des prises de position des candidats à l’élection présidentielle, au 30 mars 2017, par rapport aux propositions du Manifeste Animal Politique. 

Cinq candidats ont soutenu  partiellement des mesures en faveur des animaux.

Benoît HAMON a répondu positivement à 29 propositions sur 30. Il n’a pas répondu sur la corrida et les combats de coqs.

Nicolas DUPONT AIGNAN a répondu positivement à 26 propositions sur 30. Il a refusé de s’engager contre la corrida et les combats de coqs,  de réformer la chasse pour mieux protéger la faune sauvage et entre autres, de mettre fin aux pratiques douloureuses dans l’élevage.

Jean Luc MÉLENCHON a répondu positivement à 26 propositions sur 30. Il n’a pas approuvé la limite de la durée des transports d’animaux vivants et de mettre un terme à leur exportation en dehors de l’Union Européenne. Il refuse de remplacer la terminologie de « méthodes alternatives  » en Recherche par celle de « méthodes de remplacement » qui n’implique aucun animal, vivant ou tué à cette fin. Il refuse enfin d’interdire la présence et l’utilisation des animaux dans les cirques  ainsi que l’abolition des corridas et des combats de coq.

Jacques CHEMINADE à répondu positivement à 22 propositions sur 30. Il refuse de mettre fin aux pratiques d’élevage douloureuses, (castrations à vif, écornages, gavage…) et de limiter la durée des transports d’animaux vivants. Il refuse aussi de mettre un terme à leur exportation hors de l’Union Européenne. Il refuse d’instituer des sanctions pénales effectives et dissuasives en matière d’expérimentation animale. Il refuse de mettre un terme à la présence et à l’utilisation d’animaux dans les établissements de spectacles. Il est contre l’instauration d’une politique de stérilisation et d’identification des animaux domestiques par des incitations fiscales et des campagnes d’information. Il refuse de réformer la chasse, de permettre aux associations de se constituer partie civile pour toutes les infractions concernant les animaux, et d’instaurer un système de recueil de données chiffrées dans tous les domaines impliquant des animaux.

Marine LE PEN  a répondu positivement à 20 propositions sur 30. Elle a refusé en particulier d’abolir les corridas et les combats de coqs, de mettre fin à la présence des animaux dans les cirques, de reconnaître aux animaux sauvages le statut d’êtres vivants doués de sensibilité. Elle a refusé également de légitimer les politiques de protection animale en instituant un organe autonome dédié aux animaux, indépendant du ministère de l’ Agriculture, accordant une place significative aux associations de protection animales compétentes.

Les candidats restants, soit 6 candidats sur 11, se sont pour l’instant abstenus de répondre. Il s’agit de Nathalie ARTHAUD, François ASSELINEAU, François FILLON, Jean LASSALLE, Emmanuel MACRON et Philippe POUTOU.  A propos de ces candidats, précisons que devant les chasseurs, François FILLON a déclaré vouloir maintenir la corrida en France, le foie gras et toutes les formes de chasses. Emmanuel MACRON devant les chasseurs également, a proposé la réouverture des chasses présidentielles (chasses à cour). Jean LASSALLE s’est déclaré également favorable aux corridas et à la chasse.

Dès que de nouvelles informations arriveront, nous réactualiserons cet  article.

Succès monumental pour les lapins en Europe

ciwf.fr 14 mars 2017

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Aujourd’hui marque une étape incroyablement positive pour les lapins d’élevage en Europe : les députés européens ont voté en faveur d’une législation spécifique à l’espèce lors du vote en plénière ce jour au Parlement européen.

Célébrer une double victoire

En janvier, les membres de la commission Agriculture du Parlement européen ont voté en faveur d’un rapport qui listait les principales améliorations nécessaires pour le bien-être des lapins. Environ 320 millions de lapins d’élevage* sont concernés dans toute l’UE. Cependant, l’amendement qui prévoyait une législation spécifique à l’espèce n’avait pas été adopté à ce stade.

Nous sommes ravis que les députés aient voté aujourd’hui en faveur du rapport demandant la suppression progressive des cages et l’amélioration des conditions d’élevage des lapins. En outre, nous sommes heureux de dire que l’amendement demandant une législation spécifique à l’espèce a également été voté.

Un travail de longue haleine

Actuellement, plus de 99% des lapins élevés pour leur viande dans l’UE passent leur vie confinés dans de minuscules cages sans aménagement, incapables d’exprimer leurs comportements naturels. Ce rapport offre la plus grande opportunité d’obtenir une législation spécifique à l’espèce pour les animaux d’élevage en plus d’une décennie. Tous les regards se tournent maintenant vers la Commission pour prendre en compte le bien-être des lapins d’élevage à travers de nouvelles lois potentielles qui aideront à créer Une nouvelle ère sans cage pour les lapins à travers l’UE.

Cette bonne nouvelle est le point culminant d’années de campagne pour les lapins. En 2012 et 2014, nous avons exposé leur terrible situation à travers des enquêtes, qui avaient permis une forte couverture médiatique et de sensibiliser sur ce mode d’élevage cruel.

En mai dernier, nous avons remis notre pétition de 600 000 signatures à l’intention des ministres européens de l’Agriculture, ainsi qu’aux eurodéputés, demandant la fin de l’élevage de lapins en cage. Nous avons également demandé aux enfants de toute l’UE d’envoyer des dessins de lapins sur leur vision de comment les lapins devraient être élevés, en les distribuant aux 751 députés européens avant le vote d’aujourd’hui.

Plus récemment, à l’approche du vote, des panneaux d’affichage ont été accrochés à  Bruxelles, appelant les eurodéputés à créer Une nouvelle ère sans cage pour les lapins.

Aurélia Greff, notre responsable campagnes, a déclaré : « Le résultat positif d’aujourd’hui a été l’aboutissement d’années de campagne de la part de nos supporters et de notre équipe.

« Nos sympathisants ont été formidables : ils ont envoyé des emails, appelé, tweeté, fait des dons et même proposé à leurs enfants de dessiner des lapins pour montrer comment nous devrions les élever. Nous ne pouvons pas les remercier assez ! »

Un grand jour pour les lapins d’Europe !

Note directrice, Léopoldine Charbonneaux, a commenté cette nouvelle : « Quelle journée fantastique pour les lapins d’Europe. L’élevage de lapin est très peu connu, mais des centaines de millions de lapins sont élevés en cage à travers l’Europe. Cette demande de législation spécifique à l’espèce, et le rapport sur le bien-être des lapins, signifient clairement que leur bien-être ne peut plus être ignoré. »

Si vous souhaitez en savoir plus sur les lapins et leur bien-être cliquez ici.

Vous pouvez soutenir cette campagne avec un don ici. Merci.

* Estimation des chiffres FAOSTAT pour 2010-13

Au Portugal, le repas vegan est désormais obligatoire dans toutes les cantine publiques

Article de Vegactu.com

Nicolaï Van Lennepkade 15 mars 2017

Toutes les cantines publiques du Portugal seront maintenant légalement tenues de fournir une option végétalienne1 .
La nouvelle loi récemment approuvée stipule que les cantines de toutes les écoles, universités, hôpitaux, prisons et autres bâtiments publics devront fournir une nourriture sans produits d’origine animale (végétalienne) dans les six prochains mois.

Une avancée majeure pour le Portugal

C’est après que la Société végétarienne portugaise ait distribué une pétition, qui a rassemblé plus de 15 000 signatures, que la question a été posée au Parlement, début de 2016.
Nuno Alvim, le porte-parole de l’Association Végétarienne Portugaise, déclare : « Nous pensons que c’est une avancée majeure pour le Portugal car c’est la première fois qu’une loi mentionne spécifiquement le végétarisme. »

Un impact significatif sur la santé de la population

Nuno Alvim estime aussi que cela devrait encourager les gens à consommer davantage de plats végétaliens : « Cette loi favorisera la diversité des habitudes alimentaires et encouragera davantage de gens à choisir l’option végétalienne, car elle deviendra plus accessible. »
Il ajoute que les bénéfices seront aussi sanitaires, et écologiques :

Bien sûr, on prévoit que cela aura un impact significatif sur la santé de la population avant tout, mais aussi sur les animaux et l’environnement à long terme. Promouvoir les droits de la population végétalienne est aussi important que de faire campagne et d’informer les gens quant aux bienfaits de l’alimentation végétalienne, à notre avis.

Précisions :

  1. It is now illegal not to offer vegan food at prisons, hospitals and schools in Portugal []

Le maire de Lescar (64) dépose plainte contre le cirque Benzini

Publié le . Mis à jour par R. B..
Lescar (64) : la mairie dépose plainte contre le cirque Benzini
Le cirque propose des spectacles avec des dromadaires, des chevaux et des lamas

DAVID LE DEODIC

La municipalité ignorait que le cirque produisait des spectacles avec animaux, interdits depuis un arrêté de février 2016

La fondation Brigitte Bardot était vent debout. Alors que la ville de Lescar s’est engagée en février dernier à ne plus accueillir de spectacles de cirques avec animaux, le cirque Benzini s’est installé ce week-end avec ses lamas, dromadaires et chevaux.

« J’ai dit oui à une demande d’installation d’un spectacle de clowns, explique le maire de Lescar, Christian Laine. Il n’y avait pas de problèmes jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il y avait des animaux! » La police municipale est venue constater la présence des huit bêtes dans la prairie qui borde le parking du lycée. Le PV a été envoyé au procureur de la République qui devra se prononcer sur une amende.

Pas de quoi faire déménager le cirque pour autant. Les spectacles continuent jusqu’à mercredi. « J’ignorais que la mairie avait déposé plainte, indique son directeur Reynald Benzini. Quand on a envoyé les documents, il y avait bien le certificat d’assurance avec la précision du nombre d’animaux. »

« Nous sommes satisfaits de la réaction de la mairie, explique Daniel Raposo, le représentant de la fondation Bardot en Béarn. On est très actif pour que les villes du 64 ne reçoivent plus de cirques avec animaux. »